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CJAS Nancy

A Propos du CJAS

People, hands and care in trust for unity, collaboration or agreement together in solidarity. Hand
Cute girl helping old lady
Food drive donation box distribution
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NOTRE HISTOIRE

Origine de notre nom

Gustave Nordon  1877 – 1944, est né à Malzéville le 1° juillet 1877, Il est le troisième de cinq enfants. Son père est colporteur, puis marchand de journaux. Sa mère tient une misérable boutique dans la grande rue de Malzéville. Elle y vend des journaux, et quelques étoffes.

D’abord saute ruisseau chez un huissier, Gustave entre comme apprenti à la chaudronnerie Diebold. Sa vivacité d’esprit fit qu’un ingénieur se propose de l’initier au traçage sur tôle. 
Il étudiait le soir, et le dimanche après avoir aidé son père à distribuer les journaux.
Travailleur et intelligent, il devient contremaître et en 1895 à 18 ans rédige un traité de traçage, publié en 1897, puis réédité en 1923 et en 1932.
En 1902 à 25 ans, il s’installe à son compte et crée son propre atelier. 
En 1904, à 27 ans il s’associe avec son frère ainé Emmanuel et crée les Ets Nordon Frères.
Cette même année il se marie avec Berthe Lévy habitant Abreschviller, également issue d’une famille modeste. Elle le secondera inlassablement durant toute leur vie.

Ils eurent 10 enfants 4 garçons et 6 filles dont une mourut en bas âge. Gustave Nordon disait volontiers de lui : « Je suis chef d’atelier, et je suis chef de famille. ».
La petite entreprise allait vite connaître le succès. Son patron, extrêmement inventif déposa de nombreux brevets.
A l’origine réparateur d’alambics, Gustave Nordon inventa un alambic basculant, encore utilisé aujourd’hui, et surtout Le manchon de dilatation qui fit sa fortune. En 1939, l’entreprise comptait 400 employés.
Bien qu’étant devenu patron d’une grosse entreprise, il s’est toujours considéré comme un ouvrier parmi les autres, d’où son surnom : Le patron rouge.
Au début de la Grande Guerre, il crée un journal de liaison hebdomadaire entre les ouvriers appelés sous les drapeaux. Puis il alloue à chaque ouvrier mobilisé une pension mensuelle, réduisant dans le même temps son salaire au minimum. 
Entre les deux guerres, sa volonté d’amélioration du sort de la classe ouvrière le conduit à être co-fondateur de la Caisse d’allocations familiales de la région Est, et membre désigné par le maire de Nancy de la Caisse de Chômage et de celle des écoles.
Il distribue des actions de la société à ses ouvriers les plus fidèles, pour les faire participer aux bénéfices de l’entreprise, il achète des terrains à Saint Max et à Tomblaine, et les distribue aux ouvriers pour en faire des jardins ouvriers.
Grâce à des prêts d’argent par l’entreprise à des taux très modiques, il permet à 18 de ses ouvriers de bâtir leur propre maison.
Après 1919, nombre de réfugiés juifs polonais arrivèrent en France, et à Nancy où ils ne furent pas particulièrement bien accueillis. Sans ressources et désemparés, ils apprenaient vite par le bouche à oreille où il fallait s’adresser pour obtenir quelque secours, et souvent être embauché comme manutentionnaire.

Il fut un patron d’avant-garde, généreux et social, qui lutta en faveur des déshérités. Evidemment avec la guerre et l’interdiction faite aux juifs de diriger une entreprise, Gustave Nordon dut restreindre ses activités professionnelles, à partir de d’août 1941. Mais pas son activité caritative. 

Devenu délégué de l’UGIF, il versait chaque mois une pension aux familles qui avaient accueilli des enfants juifs chez eux.
Il allait en compagnie de son fidèle comptable, Marcel Courtot, porter des colis aux internés du camp d’Ecrouves.

Arrêtés le 2 mars 1944, Berthe et Gustave Nordon seront transférés à Drancy, déportés dans le même convoi que Simone Weil. Ils ont été assassinés le 16 avril 1944, laissant l’image d’un couple humble et charitable.

Le fondateur du Comité Juif d’Action Sociale

Né à Nancy en 1926, Gérard Blum avait 14 ans quand éclata la guerre, il vécut avec l’étoile jaune jusqu’en 1942 tout en poursuivant ses cours au Lycée Poincaré, jusqu’au jour où il est obligé de fuir.

Il passe la ligne de démarcation grâce à une fausse carte d’identité réalisée par l’abbé Mansuy, puis survit, solitaire, en se cachant de ferme en ferme jusqu’à la fin du conflit. Malgré la peur et la haine, il garde une foi inébranlable au service de sa communauté. Après la guerre, il fonde la société Tablor, manufacture de vêtement, puis devient en 1969 secrétaire général de la communauté juive de Nancy et enfin son président en 1971, une activité qui lui prend le plus clair de son temps. 

M Gérard Blum recevra au centre communautaire André Spire à Nancy  les insignes de chevalier dans l’ordre national du Mérite, couronnant « une vie exemplaire, professionnelle, altruiste, d’un homme qui a toujours su faire face remarquablement à de lourdes tâches avec un sens aigu du service et une bienveillance naturelle et souriante reconnus de tous »

Le Comité Juif d’Action Sociale aujourd’hui

Notre association fonctionne grace à une équipe de bénévoles :

  • Marc Tenenbaum, Président, 
  • Hervé Sierpinski, Vice-président, 
  • Gérald Lejzerowicz, Trésorier, 
  • Françoise Tenenbaum, Secrétaire
  • Betty Attali, chargée des bilans sociaux des personnes en difficulté
  • Eliane Abraham, médecin-chef du réseau Cuny, chargée de la liaison entre le comité et les différents organismes d’aide à la personne de la région
  • Patricia Coutinho, responsable de la récolte et distribution des dons en nature